Mode d'emploi


Pour mieux me connaître, rendez-vous dans la catégorie Présentation.

Vous trouverez des nouvelles fraîches dans la rubrique Journal.

Dans la Passeuse paraît régulièrement un nouveau texte concernant ce personnage un peu insolite qui se dévoile à moi.

La catégorie Alvaro est dédiée à mes poèmes libres inspirés des photomontages et dessins de ce créateur graphique.

Concernant mes autres écrits : vous trouverez un univers en construction dans Sûl, quelques réflexions dans Concepts, dans Nephilim des inspirations de cet univers de jeu de rôle. Toutes les autres productions, non-affiliées, sont dans Ecrits/visions,  et dans Nature les photos et mots qu'elle m'inspire.

Dans Environnement et écologie, je vous livre un peu de "ma vie en bio".

La catégorie Université du symbole vous permettra de vous tenir au courant des dates et thèmes des prochains séminaires et conférences organisés par cette université pas commes les autres !

Enfin, dans Revue de blogs, Découvertes et Bibliothèque, je vous fait partager mes découvertes et lectures du moment !

La page Liens vous permettra de découvrir tous les sites et blogs que je consulte et apprécie. En effet, faute de place, seuls les coup de cœur sont présents dans le module de droite...

Sauf mention expresse, je suis l'auteur des photos et textes publiés dans ce blog.

N'hésitez pas à me laisser un commentaire et bonne lecture !

Dimanche 10 juillet 2005

Elle se tenait au pied du chêne, sous l'ombre bienfaisante du centenaire. Elle sentait la fraîcheur du sable sous la plante de ses pieds, et les rides du lac propageaient jusqu'à elle des ondes fluides et paisibles. L'eau se réveillait peu à peu. Eau du lac, eau qui dort, eau réceptacle. Linwen frémit, le cœur serré d'angoisse : qu'avait-elle fait en éveillant cette onde, tombeau humide au centre de la spirale des bois ? C'était un lieux chargé de puissance, et cela l'avait attirée, mais la profusion végétale faisait écran entre elle et l'Océan. Ce n'était pas là son domaine, bien que ce lieu de puissance relève incontestablement de sa compétence. Elle n'aimait pas ces situations troubles, mais le propre même de l'eau étant de s'infiltrer partout, et de nourrir le végétal, elle devrait s'y faire. Pourtant, elle se sentait faible, loin de sa grotte...

Elle s'éloigna du chêne et ancra ses pieds dans le sable, le contact de cette multitude minérale la rassurant et lui insufflant énergie et confiance. Elle s'accroupit et promena lentement ses doigts ouverts à un pouce de la surface de l'eau, présentant ses paumes perméables à l'influence des profondeurs. Au loin, vers le centre du lac, les rides naissaient à un rythme grandissant, devenant vaguelettes, et bientôt une ébauche de tourbillon se forma. Devant l'imminence de la manifestation, Lin se leva brusquement, arracha le fin voile bleu qui la recouvrait, et bondit en un saut incroyable, une courbe gracieuce et lente qui l'amena à l'aplomb du geyser au moment exact où il jaillit du tourbillon. Son corps translucide et gracile, aux membres allongées en des ondulations impossibles, fut momentanément masqué par le mur d'eau hurlante, puis tout cessa. Dans l'instant. La surface du lac était à peine soulevée de quelques rides éparses, qui moururent bientôt. Seul le tissu déchiré couleur de myosotis témoignait du passage de Linwen, et encore commença-t-il peu à peu à se dissoudre en une fine rosée sur les buissons de myrtilles au-delà de la courte plage.

Cependant, au cœur du lac, là où la lumière parvient à grand'peine à dissiper les ombres même quand le soleil passe à la verticale du lac, des ondulations plus claires déchiraient le bleu sombre, des ondulations lentes dessinant une corolle bouclée autour d'un centre d'abord translucide, puis qui s'éclaira progressivement. Et bientôt, dans ce globe de lumière se dessinèrent deux grands disques d'océan mêlé d'algues reflétant le ciel nuageux. La Renaissance commençait. 

Par Lucie Trellu - Publié dans : Sûl - Communauté : eauvive
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Dimanche 10 juillet 2005

Toujours. Toujours à mes pieds la mer. Toujours à mes narines des odeurs océanes. Toujours à mon cœur l’espérance. Toujours à mes yeux l’écho triste de l’absence sur l’horizon. Aucune voile sur la mer, ni noire, désespoir, ni blanche, unique chance.

Parfois une main sur mon épaule réchauffe mon cœur. Souvent mon regard accroche une voile grise ou marron et mon esprit la fait blanche pour un instant. Le temps d’un battement de cœur qui résonne jusqu’à l’île. J’ai depuis longtemps versé toutes mes larmes ; parfois une inconnue vient me prêter les siennes.


Ce soir leur départ distant d’un mois ôte toute raison d’être à mon attente. Je dois partir pour l’oubli. Mon existence n’a plus d’avenir. Mon peuple peu à peu m’oublie.

Sentier en pente jusqu’à la plage. Sable froid. J’ôte ma robe blanche. Derrière le brouillard d’automne, masqués, les flots si longtemps scrutés, en vain. Vaguelettes glacées sur mes orteils. Effleurement délicat. La Mer scintille sous la Lune. Je m’avance au sein des flots. Sur mon corps les algues vertes sont autant de bijoux.

Soudain surgi de la brume, un bateau à large voile noire de deuil me frôle et se dirige vers le port. Saisie d’un vertige glacé, je plonge vers les profondeurs où les souvenirs s’effacent, où, j’en suis sûre désormais, je vais retrouver mon âme sœur.

Par Lucie Trellu - Publié dans : Ecrits/Visions - Communauté : Pensées d'ailleurs
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Samedi 9 juillet 2005

Elle se tient face aux flots, droite et sereine, tandis que se déchaîne la tempête. Le vent rugit, les vagues viennent frapper avec des rugissements sourds la base de la falaise, s'engouffrant dans les grottes et projetant une écume blanche jusqu'à ses pieds. Offrande de l'Océan à sa fille, lait des flots, mousse épaisse, elle ourle sa robe de scintillements blancs. Les embruns piquants transforment sa silhouette en statue salée, le tissu bleu claquant comme une voile dans les bourrasques. Elle sourit, les mains levées, offrant ses paumes délicates aux assauts du vent furieux. Elle écoute soigneusement le chant de la tempête, par ces paumes ouvertes et son visage transparent à la rage des éléments. Rien ne fait obstacle à ce qu'elle s'abreuve à cette source maëlstrom, buvant à longs traits ce déchaînement gris. La mer, la pluie battante, les embruns, la falaise, n'ont d'autre impact sur elle que de la nourrir de leur force.

Seul le vent, traître, cherche à l'enlever et à l'emporter au loin. Elle doit puiser dans le roc en dentelle pour tenir bon. Elle sait que c'est là la faille. Elle n'est jamais parvenue à saisir le vent, à entendre son chant qu'elle imagine sublime. C'est la seule inconnue qui persiste pour elle dans la tempête sur la falaise. Elle perçoit tout le reste avec intensité et délectation, mais les bourrasques lui demeurent inaudibles, imprévisibles.

Et c'est finalement elles qui marqueront la fin de la communion. Dans un ultime assaut rageur, le vent la soulève et l'emporte au-dessus des flots, la relachant à l'aplomb des arêtes mortelles des récifs et du déchaînement des rouleaux. Un instant suspendue entre mer et ciel, elle sourit doucement : après un instant de panique, elle sait que la bourrasque a commis là une erreur de débutante. 

Par Lucie Trellu - Publié dans : Sûl - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Samedi 9 juillet 2005
Décidément, je ne suis pas très fidèle en ce moment. Je manque de régularité semblerait-til, mais pas de persévérance. Je manque parfois de courage pour venir rejoindre le soir mon antre informatique, mais ce projet de partage me tient à cœur, et je n'y renoncerai pas facilement. Je ne pense plus que je pourrai le nourrir tous les jours comme j'en avais l'intention initialement, mais je persiste à croire que je parviendrai à le soutenir par des apports réguliers de mots frais.
Par Lucie Trellu - Publié dans : Journal
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Mercredi 6 juillet 2005

Eh oui, je suis pas venue hier. Y faut dire qu'on est allé voir Les Poupées russes au ciné avec mon homme et qu'on est rentrés tard. Vraiment pas le courage de monter les deux étages et d'allumer l'ordinateur.

Alors, je me suis que ce soir je serai diserte pour deux, mais voilà, j'ai chopé une angine. Si, si, en plein mois de juillet, c'est possible ! Alors, je suis morte, et pour faire bonne figure, je vous poste trois lignes, histoire de... Mais je vais pas tarder à sombrer dans un sommeil réparateur, du moins j'espère.

Histoire de pas brader le contenu de ce blog, je vous donne une info, qui me vient là comme ça : je vous conseille à tous, si vous ne le connaissez pas déjà, de lire le livre de Clarissa Pinkola Estés, Femmes qui courent avec les loups. C'est un bijou, et une source claire pour l'âme de tous, des femmes bien sûr, mais aussi des hommes. A mettre entre toutes les mains. Si j'ai le courage, je vous en dirai plus une autre fois.

Par Lucie Trellu - Publié dans : Journal
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Ma fleur préférée...

Jean Staune

Je vous recommande l'ouvrage de Jean Staune, Notre existence a-t-elle un sens ?


Pour en savoir plus, voyez mon article...

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