Découvertes

Mercredi 22 avril 2009 3 22 04 2009 07:30
  Conférence Idée Psy
Qu'est-ce que l'Homme ?
Par Jean Staune
le 6 mai 2009

"Quand les nouvelles expériences sur la conscience rencontrent les conceptions traditionnelles" Pendant longtemps, la science a semblé contribuer à un désenchantement du monde. La nature apparaissait comme un ensemble de particules et matières premières à exploiter. L'homme, conçu comme un ensemble de neurones, n'avait plus rien à faire de l'esprit (cf « L'homme neuronal » de Jean Pierre Changeux)...
Mais le XXe siècle a vu se dérouler une immense révolution conceptuelle, qui, de proche en proche, a touché l'ensemble des grands domaines scientifiques. Nous nous focaliserons ici sur la question de la conscience à travers la description de toutes une séries d'expériences américaines et françaises, peu connues du grand public, et qui nous montreront que le libre arbitre n'est pas une illusion, que la conscience ne semble pas uniquement localisée dans le temps et l'espace, que l'esprit humain peut accéder à des informations situées à d'autres niveaux de réalité (comme dans les NDE), ce qui va à la rencontre de la conception de l'homme donnée par les grandes religions. Une nouvelle synthèse unifiant science et religion(s) est ainsi possible.

 


Intervenant  :

Jean Staune, diplômé en paléontologie humaine, philosophie des sciences, mathématiques, informatique, science politique et management. Fondateur et Secrétaire Général de l'Université Interdisciplinaire de Paris.


Horaires :

à partir de 20 h


Lieu :

Forum 104
104, rue de Vaugirard - PARIS 6e
Métro : Montparnasse


Tarif :

Plein tarif : 14 €

Tarif réduit (abonnés) : 7 €


Organisation et coordination Gilbert Besnier

Courriel : info@ideepsy.org  Téléphone : 01 42 78 91 21 / 06 79 71 76 15

Site internet : http://www.ideepsy.org/


Si vous voulez en savoir plus sur l'ouvrage phare de Jean Staune, Notre existence a-t-elle un sens ?, voyez mon article ici.

  

Par Lucie Trellu - Publié dans : Découvertes - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Samedi 21 mars 2009 6 21 03 2009 07:30
Je l'ai rencontré pour la première fois alors que j'étais au collège, à la faveur d'un exercice d'écriture, et il a laissé en moi une empreinte indélébile. Ce discours, empli de la tristesse d'un homme qui pressent le sombre avenir de la terre mère de son peuple, résume bien l'incompréhension d'une culture animiste respectueuse de la nature face à une culture messianique consommatrice de la terre pour un aller simple vers un progrès illusoire et destructeur. J'y adhère totalement, bien qu'il s'agisse d'une reconstruction postérieure aux faits historiques et que certains éléments mentionnés n'existaient pas du temps du chef Seattle, tels les buffles (bisons), le chemin de fer ou le télégraphe (voir le débat résumé sur Wikipédia). Je pense qu'elle reflète malgré tout l'esprit de que les indiens croyaient et ressentaient.
Nous sommes aujourd'hui dans cette survivance prédite par le chef Seattle, et cela me peine profondément...
Mais mes mots sont bien pâles, je cède la place au chef indien :




"Le grand chef de Washington nous a fait part de son désir d'acheter notre terre.
Le grand chef nous a fait part de son amitié et de ses sentiments bienveillants. Il est très généreux, car nous savons bien qu'il n'a pas grand besoin de notre amitié en retour.

 

Cependant, nous allons considérer votre offre, car nous savons que si nous ne vendons pas, l'homme blanc va venir avec ses fusils et va prendre notre terre.


Mais peut-on acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? Etrange idée pour nous ! Si la fraîcheur de l'air et le murmure de l'eau ne nous appartiennent pas, comment peut-on les vendre ?

Le moindre recoin de cette terre est sacré pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque grève sablonneuse, chaque écharpe de brume dans le bois noir, chaque clairière, le bourdonnement des insectes, tout cela est sacré dans la mémoire et la vie de mon peuple. La sève qui monte dans les arbres porte les souvenirs de l'homme rouge. Les morts des hommes blancs, lorsqu'ils se promènent au milieu des étoiles, oublient leur terre natale. Nos morts n'oublient jamais la beauté de cette terre, car elle est la mère de l'homme rouge. Nous faisons partie de cette terre comme elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos sœurs, le cerf, le cheval, le grand aigle sont nos frères ; les crêtes des montagnes, les sucs des prairies, le corps chaud du poney, et l'homme lui-même, tous appartiennent à la même famille.


Ainsi, lorsqu'il nous demande de vendre notre terre, le grand chef de Washington exige beaucoup de nous. Le grand chef nous a assuré qu'il nous réserverait un coin, où nous pourrions vivre confortablement, nous et nos enfants, et qu'il serait notre père, et nous ses enfants. Nous allons donc considérer votre offre d'acheter notre terre, mais cela ne sera pas facile, car cette terre, pour nous, est sacrée.


L'eau étincelante des ruisseaux et des fleuves n'est pas seulement de l'eau ; elle est le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir qu'elle est sacrée, et vous devrez l'enseigner à vos enfants, et leur apprendre que chaque reflet spectral de l'eau claire des lacs raconte le passé et les souvenirs de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père.

Les rivières sont nos sœurs : elles étanchent notre soif. Ces rivières portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir que les rivières sont nos sœurs et les vôtres, et l'enseigner à vos enfants, et vous devrez dorénavant leur témoigner la bonté que vous auriez pour un frère.


L'homme rouge a toujours reculé devant l'homme blanc, comme la brume des montagnes s'enfuit devant le soleil levant. Mais les cendres de nos pères sont sacrées. Leurs tombes sont une terre sainte, ainsi, ces collines, ces arbres, ce coin de terre sont sacrés à nos yeux. Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas nos pensées. Pour lui, un lopin de terre en vaut un autre, car il est l'étranger qui vient de nuit piller la terre selon ses besoins. La sol n'est pas son frère, mais son ennemi, et quand il l'a conquis, il poursuit sa route. Il laisse derrière lui les tombes de ses pères et ne s'en soucie pas. En quelque sorte, il prive ses enfants de la terre et cela lui est égal. Les tombes de ses pères et le patrimoine de ses enfants sont oubliés. Il traite la terre, sa mère, et le ciel, son père, comme des objets qu'on achète, qu'on pille, qu'on vend, comme des moutons ou des perles brillantes. Son appétit va engloutir la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert.


Je ne sais. Nos voies diffèrent de vos voies. La vue de vos villes blesse les yeux de l'homme rouge. Peut-être parce que l'homme rouge est un sauvage qui ne comprend pas. Il n'y a pas de lieu calme dans les villes de l'homme blanc, pas de place où entendre les feuilles qui se déroulent au printemps, ou le bruissement des ailes d'insectes. Le fracas qui règne seul insulte l'oreille. Et à quoi bon vivre, si l'homme ne peut écouter le cri solitaire de l'engoulevent ou les palabres des grenouilles autour de la mare ? Je suis un homme rouge, et je ne comprends pas. L'Indien préfère le doux bruit du vent effleurant la surface d'un étang, et le parfum du vent, lavé par la pluie de midi ou chargé de la senteur des pins.


L'air est précieux à l'homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle ; les bêtes, les arbres, l'homme, tous participent au même souffle. L'homme blanc paraît indifférent à l'air qu'il respire. Comme un homme à l'agonie depuis des jours, il est insensible à la puanteur. Mais, si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir que l'air nous est précieux, qu'à tous les êtres qu'il fait vivre il fait partager son esprit. Le vent qui a donné son premier souffle à notre aïeul  a également reçu son dernier soupir. Et le vent doit aussi donner à nos enfants l'esprit de la vie. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez la conserver comme un lieu à part et sacré, où l'homme blanc lui-même puisse goûter la douceur du vent parfumé par les fleurs des prairies.


Nous allons donc considérer votre offre d'acheter notre terre. Si nous décidons de l'accepter, ce sera à une condition : l'homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères. Je suis un sauvage et ne comprends pas les autres usages. J'ai vu mille buffles pourrir sur la prairie, abandonnés par l'homme blanc qui les avait abattus d'un train en marche. Je suis un sauvage qui ne comprend pas que le cheval de fer fumant puisse être plus important que le buffle, lui que nous ne tuons que pour rester en vie.


Qu'est l'homme sans les bêtes ? Si toutes les bêtes disparaissaient, l'homme mourrait de grande solitude de l'esprit. Car tout ce qui arrive aux bêtes ne tarde pas à arriver à l'homme. Toutes choses sont liées. Vous devrez enseigner à vos enfants que la terre, sous leurs pieds, est faite des cendres de nos grands-parents. Afin qu'ils la respectent, dites à vos enfant que la terre est riche de la vie de notre peuple. Apprenez à vos enfants ce que nous apprenons à nos enfants, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. Lorsque les hommes crachent sur la terre, ils crachent sur eux-mêmes. Nous le savons : la terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre. Nous le savons : toutes choses sont liées comme par le sang qui unit une même famille. Tout ce qui arrive à la terre arrive au fils de la terre. L'homme n'a pas tissé la toile de la vie. Il n'est qu'un fil de tissu. Tout ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même.


Mais nous allons considérer votre offre d'aller dans la réserve que vous destinez à mon peuple. Nous vivrons à l'écart et en paix. Qu'importe où nous passerons le restant de nos jours. Nos enfants ont vu leurs pères humiliés dans la défaite. Nos guerriers ont connu la honte ; après la défaite, ils coulent des jours oisifs et souillent leurs corps de nourritures douces et de boissons fortes. Qu'importe où nous passerons le reste de nos jours ? Ils ne sont plus nombreux. Encore quelques heures, quelques hivers, et il ne restera plus aucun enfant des grandes tribus qui vivaient autrefois sur cette terre, ou qui errent encore dans les bois, par petits groupes ; aucun ne sera là pour pleurer sur les tombes d'un peuple autrefois aussi puissant, aussi plein d'espérance que le vôtre. Mais pourquoi pleurer sur la fin de mon peuple ? Les tribus sont faites d'hommes, pas davantage. Les hommes viennent et s'en vont, comme les vagues de la mer.


Même l'homme blanc, dont le Dieu marche avec lui et lui parle comme un ami avec son ami, ne peut échapper à la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères malgré tout ; nous verrons. Mais nous savons une chose que l'homme blanc découvrira peut-être un jour : notre Dieu est le même Dieu. Vous avez beau penser aujourd'hui que vous le possédez comme vous aimeriez posséder notre terre, vous ne le pouvez pas. Il est le Dieu des hommes, et sa compassion est la même pour l'homme rouge et pour l'homme blanc. La terre est précieuse à ses yeux, et qui porte atteinte à la terre couvre son créateur de mépris. Les Blancs passeront, eux aussi, et peut-être avant les autres tribus. Continuez à souiller votre lit, et une belle nuit, vous étoufferez dans vos propres déchets.


Mais dans votre perte, vous brillerez de feux éclatants, allumés par la puissance de Dieu qui vous a amenés dans ce pays, et qui, dans un dessein connu de lui seul, vous a donné pouvoir sur cette terre et sur l'homme rouge. Cette destinée est pour nous un mystère ; nous ne comprenons pas pourquoi tous les buffles sont massacrés, les chevaux sauvages domptés, pourquoi les recoins secrets des forêts sont lourds de l'odeur d'hommes nombreux, l'aspect des collines mûres pour la moisson abîmé par les câbles parlants.


Où est le fourré. Disparu. Où est l'aigle ? Il n'est plus. Qu'est-ce que dire adieu au poney agile et à la chasse ?

C'est la fin de la vie et le commencement de la survivance.


Gardez en mémoire le souvenir de ce pays, tel qu'il est au moment où vous le prenez. Et de toute vos forces, de toute votre pensée, de tout votre cœur, préservez-le pour vos enfants, et aimez-le comme Dieu nous aime tous.


Ainsi donc, nous allons considérer votre offre d'acheter notre terre. Et si nous acceptons, ce sera pour être bien sûrs de recevoir la réserve que vous nous avez promise. Là peut-être, nous pourrons finir les brèves journées qui nous restent à vivre selon nos désirs. Et lorsque le dernier homme rouge aura disparu de cette terre, et que son souvenir ne sera plus que l'ombre d'un nuage glissant sur la prairie, ces rives et ces forêts abriteront encore les esprits de mon peuple. Car ils aiment cette terre comme le nouveau-né aime le battement du cœur de sa mère. Ainsi, si nous vous vendons notre terre, aimez-la comme nous l'avons aimée. Prenez soin d'elle comme nous en avons pris soin."


 

Une réflexion pour finir :

On dit souvent : "Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas que l'on te fasse."
On peut ajouter : "Respecte et aime la Terre comme tu voudrais que l'on t'aime et te respecte."
Malheureusement, il faut croire que les hommes ont fort peu d'amour et de respect pour eux-mêmes...

 
Par Lucie Trellu - Publié dans : Découvertes - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Mardi 24 février 2009 2 24 02 2009 10:55
Grâce à un article du Monde de Sélène, j'ai découvert un site qui offre un super tutoriel pour apprendre à créer des entrelacs celtes :



C'est une méthode basée sur les mathématiques, qui permet de réfléchir, concevoir et préparer son dessin, au lieu de tatonner pour arriver à bien faire passer ses fils, une fois en-dessous, une fois au-dessus...

Et à partir de cette méthode, Steve Abbott a créé un petit logiciel pour fabriquer automatiquement des entrelacs en 2D et 3D, en rentrant un certain nombres de paramètres variables... Je me suis empressée de le télécharger et de l'installer, comme vous vous imaginez... Le seul hic, c'est que le manuel n'est pas accessible sur Windows Vista, donc j'en suis réduite à tatonner pour comprendre comment ça marche, mais c'est quand même drôlement amusant.

Pour vous donner une idée, voici mes premiers essais. Ces deux entrelacs sont fait sur le même modèle, l'un sur une base de trois, le second sur une base de six. A chaque couleur correspond un fil fermé :


Par Lucie Trellu - Publié dans : Découvertes - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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Jean Staune

Je vous recommande l'ouvrage de Jean Staune, Notre existence a-t-elle un sens ?


Pour en savoir plus, voyez mon article...

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