Paresseuses pensées

Publié le par Lucie Trellu

Poids de la fatigue, couvercle sur mon esprit, embrume mes pensées et ralentit le flux vital qui me relie au monde. Etincelles de vie palpitent alentour. Attraction de ces loupiottes freinée par la raideur des muscles. Comme du coton dans les oreilles, dans le crâne, dans les yeux même parfois (ou du sable ?). Une fille en coton, une poupée de chiffon, je suis comme un jouet bercé par les bras tendres de la vie. Tendres mais soporifiques ; doux balancement, bercement régulier. Besoin de protection, envie de cocon autour de l’être de coton. Je suis pour la naissance des vers à coton, cousins des vers à soie, à destination des jeunes femmes arrondies que submerge la torpeur des lendemains de nuits difficiles. Appel à la douceur, la rondeur, le moelleux, mon cœur chante le maternage, qu’il prodigue et auquel il aspire. Envie de feu de bois, de gros pull épais et doux, de câlins, d’histoires partagées, de bain amniotique et de massages comme d’autres ont envie de fraises (quoique je ne dirai pas non aux fraises non plus…)
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Publié dans Journal

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