Quand la fatigue nous éloigne de nous-même...

Publié le par Lucie Trellu

Quand la fatigue anesthésie notre capacité à nous émerveiller, alors c'est qu'il est temps de réagir. Trouver le temps de se poser, même quelques minutes, pour renouer avec soi-même. Retrouver des plaisirs simples, propres à chacun, qui forment notre jardin secret. Un bain parfumé, quelques rangées de tricot, la confection d'un gâteau (avec ou sans marmaille, au choix), le réconfort d'un tronc d'arbre, ou tant d'autres choses que chacun goûte dans les moments où il se perd... Il ne faut pas négliger le temps que l'on prend pour soi, il nous permet de mieux prendre soin des autres. Ces quelques lignes sont ainsi pour moi le chemin de la rédemption vers un peu plus de sérénité au coeur d'un quotidien où en bonne mère soucieuse de sa famille je trouve toujours une tâche de plus pour emplir mon quotidien au prétexte de bien tenir ma maison. C'est parfois une façon de me fuir, parfois une simple fuite en avant, une sorte d'emballement de la fonction ménagère. Mais il est toujours temps de se retrouver un peu, et non seulement il est temps, mais il est urgent, vital. Quand notre esprit est tourné vers les autres au point que l'on risque de se perdre, il faut songer que cela est dommageable autant pour les autres que pour nous-même, que cette essence qui s'étiole est ce qui est précieux pour nos proches.
L'amour de nous est amour des autres, et inversement, ne l'oubliez jamais.

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Publié dans Journal

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