Mal au dos

Publié le par Lucie Trellu

Comme il est agréable d'avoir trois jours pour se reposer ! Ce mois de mai est une vraie bénédiction... En plus on a eu la chance d’avoir de belles journées, la pluie se réservant la nuit pour se déverser sur le jardin… J’aime bien ce genre d’organisation, ça me va tout à fait !
Cependant, j’ai commis l’erreur de surestimer mes forces dans mon désir de solder un certain nombre de tâches ménagères en souffrance depuis plusieurs mois (style chaussures boueuses à décaper ou linge à laver à la main) en prévision de notre prochain départ, histoire de ne pas avoir à tout faire au dernier moment. En conséquence, je souffre depuis hier du fameux mal de dos de la femme enceinte dont j’entends parler depuis un moment. Inutile de vous dire que l’apirateur pourra me faire les yeux doux, je n’y toucherai plus ! Et ce matin le réveil a été rude et l’heure passée dans les transports encore plus. Mais je garde le moral en me disant qu’en faisant attention, il n’y a pas de raison que ça s’installe ou que ça empire. D’autant plus que j’ai la chance d’avoir un compagnon qui veille sur moi et qui est prêt à me donner un coup de main pour que je puisse me reposer un maximum. C’est curieux quand même de se rendre compte que j’ai beau me plaindre des tâches ménagères, quand il s’agit de se reposer dans un fauteuil en donnant des indications et en faisant l’inspecteur des travaux finis, j’ai du mal à m’y faire… Non pas par manque de confiance, mais plutôt parce que ça me donne l’impression d’être comme « handicapée ». Or la grossesse n’est pas une maladie, et j’aimerais pouvoir continuer ma vie comme avant. Bon, ce n’est plus possible, il va bien falloir que je m’y fasse ! Comme quoi ce n’est pas toujours facile de se faire dorloter, ça suppose d’accepter qu’on est dans un certain état de faiblesse…
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Publié dans Journal

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M
"La grossesse n'est pas une maladie", facile à dire ! Les kilos que tu te portes sur le devant pèsent tout de même sur tes jambes et sur ta colonne vertébrale ! Et quant à moi, malgré que j'en aie, j'ai dû passer au lit les 2 derniers mois pour les 1ère, les 4 derniers pour le 2e, et les 6 derniers pour la 3e !!! (avec la 1ère fois force piqûres, puis la 2e et la 3e un cerclage du col !) Alors pour la maladie, j'étais plutôt bloquée comme je ne l'ai jamais été autant...
L
Je suis vraiment désolée pour toi que ça se soit passé comme ça. Il est vrai que ta description fait de ta grossesse un sacré handicap ! Mais heureusement, je n'en suis pas là, et je persiste à écrire que la grossesse n'est pas une maladie en elle-même. Comme me disait ma mère, "c'est un état particulier, où il faut s'habituer à des symptômes qui en temps normal seraient anormaux, mais qui là font partie de l'ordre des choses". Une sorte d'"état de santé modifié, auquel il faut s'habituer pour ne pas s'affoler au moindre symptôme, tout en restant vigilant sur ce qui peut réellement s'avérer alarmant.