Exaltation du Musirêve
Je suis en train de potasser Nephilim, un jeu de rôle que j'ai la ferme intention de maîtriser bientôt, alors forcément, ça influe sur ce que j'écris. Ceci dit, je suis bien contente d'écrire à nouveau, même si c'est sous influence.
J'arrive de mieux en mieux à gérer mon stress au boulot (merci à l'homéopathie !), ce qui est très satisfaisant en plus d'être reposant. Bercée par Shojin, je profite d'une soirée en solo, mon homme étant allé assister à une soirée de court-métrages. D'où le petit texte. J'ai un léger mal de crâne (à bas les écrans !), et les yeux qui commencent à picoter, mais je tiens bon. Je ne sais pas vraiment ce qui me fais le plus envie : être au fond de mon lit, ou prolonger ce moment intemporel dans le grenier, à égrener les touches au son d'une musique planante. La fatigue aura fatalement raison de moi à plus ou moins long terme, mais pour une fois j'apprécie vraiment la sensation (même si elle est factice!) d'être connectée à un réseau.
La musique pulse et mon coeur à l'unisson palpite. En plus ça me rappelle les sentiers bretons, puisque j'écoutait Shojin en marchant. Association d'émotion fort heureuse. Si maintenant à chaque fois que je met Shojin, la Bretagne me revient, c'est vraiment planant. Grisant même. Il va falloir que je me fasse un répertoire "ballade", qui sera la clef d'évocation de ces moments hors du temps passés dans les chemins creux du Finistère. Renforcer l'effet à chaque visite et construire un univers musical autant que géographique. Souffle du vent dans mes oreilles, son coulant, shuintant, gouttes subtiles, tout se mélange, se superpose, et dépose en mon sein une vibration qui est celle du songe, transport vers l'intérieur de mes espoirs, de mes rêves de vent, de bruine et d'odeur fraîche.
Musique rafraîchissante, berceuse de l'âme, pulsation des rêveries, merci à toi !