Ethanfalael - Bourrasque
Souffle puissant venu de l’Ouest, des étendues marines au-delà des collines. Il rugit de sommet en vallons, emportant sur son passage feuilles et sable qui giflent l’herbe rase. Il s’emporte, s’enroule, colère accumulée puis relâchée. Il déferle en une vague furieuse jusque vers le ruban de peupliers qui partage la large vallée en deux pans de champs bien ordonnés.
Du sommet de l’un deux, enlacé au fût de l’arbre élancé, Telennael contemple avec curiosité le jeux de l’eau claire de la rivière. Il reste au loin, porté par la complicité des branches souples, mais il sent bien que cet univers liquide est lié au sien de manière inéluctable, et que son altérité recèle des possibilités futures.
Et soudain, voilà le souffle qui le frappe d’une large gifle sur tout le corps. Absordé par son observation, il ne l’a pas senti venir et, surpris et déstabilisé, il relâche un instant sa prise sur le tronc. Il lui suffit néanmoins d’un instant suspendu pour reprendre sa maîtrise. Une grande fureur monte en lui de cet incident venu perturber sa félicité tranquille et il stoppe net le souffle qui déjà partait au loin. Tendu comme un arc, les bras levés vers le ciel, il retient la force du courant aérien. Puissance contre puissance, il impose sa volonté et dompte le souffle venu de l’Ouest. Il rayonne un moment de cette énergie absorbée qui lui dresse les cheveux sur la tête, puis revient doucement vers le peuplier, porté par une brise calmée.
Là, il reporte son attention vers le chant des feuilles dans le vent, délaissant la sinuosité aquatique à ses pieds. Musique légère qui le berce, l’enivre même. Doux bruissement dont il ne saurait se lasser et qui l’emporte vers des hauteurs intérieures. Une main fermement ancré au tronc, l’autre baignant dans le flux frais du vent, il savoure ce moment où tout est en équilibre.
Du sommet de l’un deux, enlacé au fût de l’arbre élancé, Telennael contemple avec curiosité le jeux de l’eau claire de la rivière. Il reste au loin, porté par la complicité des branches souples, mais il sent bien que cet univers liquide est lié au sien de manière inéluctable, et que son altérité recèle des possibilités futures.
Et soudain, voilà le souffle qui le frappe d’une large gifle sur tout le corps. Absordé par son observation, il ne l’a pas senti venir et, surpris et déstabilisé, il relâche un instant sa prise sur le tronc. Il lui suffit néanmoins d’un instant suspendu pour reprendre sa maîtrise. Une grande fureur monte en lui de cet incident venu perturber sa félicité tranquille et il stoppe net le souffle qui déjà partait au loin. Tendu comme un arc, les bras levés vers le ciel, il retient la force du courant aérien. Puissance contre puissance, il impose sa volonté et dompte le souffle venu de l’Ouest. Il rayonne un moment de cette énergie absorbée qui lui dresse les cheveux sur la tête, puis revient doucement vers le peuplier, porté par une brise calmée.
Là, il reporte son attention vers le chant des feuilles dans le vent, délaissant la sinuosité aquatique à ses pieds. Musique légère qui le berce, l’enivre même. Doux bruissement dont il ne saurait se lasser et qui l’emporte vers des hauteurs intérieures. Une main fermement ancré au tronc, l’autre baignant dans le flux frais du vent, il savoure ce moment où tout est en équilibre.
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