Givre étincelant
Après une nuit sans rêves, extrêmement reposante, elle émerge lentement du sommeil, bien au chaud dans son cocon de peau et de couvertures. Lovée dans les plis, elle est si bien qu'elle hésite à bouger ne serait-ce qu'un doigt, même une fois son esprit parfaitement éveillé. L'instant est parfaitement calme, silencieux. Il doit être encore tôt, car aucun signe d'activité extérieure ni de lueur du jour ne parvient jusqu'à elle. Seule la lueur rougeâtre des dernières braises révèle les formes familières, tabouret, chaudron, table...
Elle prend le temps d'explorer du regard son petit univers, puis se décide enfin à sortir un bras, puis deux, de la chaleur douillette. Elle est saisie. Frais n'est pas le mot, il fait vraiment froid ! Elle s'étire dans un grand frisson et replonge aussitôt ses extrémités à l'abri. Elle cherche des yeux une parade, et voit au pied du lit sa tunique de laine, reprisée la veille. Une aubaine ! Elle se contorsionne pour migrer vers le fond du lit sans sortir des couvertures, la saisit et l'enfile. Un peu plus armée cette fois, elle sort le torse pour attraper son pantalon et ses chaussettes sur le tabouret non loin de là.
Elle peut alors se lever et finir de s'habiller rapidement : ceinture, bottes, veste fermée par des boutons de corne (une nouveauté !). Son manteau repose près de l'entrée, mais avant de sortir, elle entreprend de ranimer le feu. Quelques pommes de pin sur les braises, petit bois. Un peu de fumée, puis la magie des premières flammes qui surgissent dans un souffle. Quand le petit bois a suffisamment pris, elle pose trois buches savamment assemblées et se dirige vers la porte. Au vu du froid qui règne dans la maison, elle attrape, en plus de son manteau qu'elle ferme à l'aide de sa fibule fétiche, un capuchon de laine et une paire de moufles en peau de mouton retournée.
Lorsqu'elle ouvre la porte, elle constate que le jour a profité de sa lenteur à émerger pour poindre. Les premiers rayons du soleil ne devraient pas tarder à se manifester, et la clarté du jour naissant se reflète sur la blancheur du givre qui recouvre le paysage. Elle referme rapidement la porte derrière elle et s'avance précautionneusement sur la terre gelée. Après quelques pas, elle s'accroupit et contemple la beauté simple des brins d'herbe ourlés de blanc et des feuilles comme saupoudrées.

Et soudain, les voici, les tout premiers rayons, qui font étinceler les fins cristaux. Instant privilégié, fugace, en équilibre subtil entre la nuit et le froid ; le jour et la lumière. Elle le savoure avec un élan de gratitude pour son éveil matinal qui lui a permis d'être présente pour le saisir. En effet, rapidement le peu de chaleur que le soleil dispense va suffire pour dissoudre la merveille.
Bientôt, elle entend plus loin les bruits familiers du campement qui s'éveille et se dirige vers la grande maison, pour aider à préparer le premier repas du jour. Sur son visage, la grâce fragile de cette beauté révélée se reflète en un sourire lumineux et contagieux.
Elle prend le temps d'explorer du regard son petit univers, puis se décide enfin à sortir un bras, puis deux, de la chaleur douillette. Elle est saisie. Frais n'est pas le mot, il fait vraiment froid ! Elle s'étire dans un grand frisson et replonge aussitôt ses extrémités à l'abri. Elle cherche des yeux une parade, et voit au pied du lit sa tunique de laine, reprisée la veille. Une aubaine ! Elle se contorsionne pour migrer vers le fond du lit sans sortir des couvertures, la saisit et l'enfile. Un peu plus armée cette fois, elle sort le torse pour attraper son pantalon et ses chaussettes sur le tabouret non loin de là.
Elle peut alors se lever et finir de s'habiller rapidement : ceinture, bottes, veste fermée par des boutons de corne (une nouveauté !). Son manteau repose près de l'entrée, mais avant de sortir, elle entreprend de ranimer le feu. Quelques pommes de pin sur les braises, petit bois. Un peu de fumée, puis la magie des premières flammes qui surgissent dans un souffle. Quand le petit bois a suffisamment pris, elle pose trois buches savamment assemblées et se dirige vers la porte. Au vu du froid qui règne dans la maison, elle attrape, en plus de son manteau qu'elle ferme à l'aide de sa fibule fétiche, un capuchon de laine et une paire de moufles en peau de mouton retournée.
Lorsqu'elle ouvre la porte, elle constate que le jour a profité de sa lenteur à émerger pour poindre. Les premiers rayons du soleil ne devraient pas tarder à se manifester, et la clarté du jour naissant se reflète sur la blancheur du givre qui recouvre le paysage. Elle referme rapidement la porte derrière elle et s'avance précautionneusement sur la terre gelée. Après quelques pas, elle s'accroupit et contemple la beauté simple des brins d'herbe ourlés de blanc et des feuilles comme saupoudrées.

Et soudain, les voici, les tout premiers rayons, qui font étinceler les fins cristaux. Instant privilégié, fugace, en équilibre subtil entre la nuit et le froid ; le jour et la lumière. Elle le savoure avec un élan de gratitude pour son éveil matinal qui lui a permis d'être présente pour le saisir. En effet, rapidement le peu de chaleur que le soleil dispense va suffire pour dissoudre la merveille.
Bientôt, elle entend plus loin les bruits familiers du campement qui s'éveille et se dirige vers la grande maison, pour aider à préparer le premier repas du jour. Sur son visage, la grâce fragile de cette beauté révélée se reflète en un sourire lumineux et contagieux.
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