Bourgeons de cristal
Marchant un peu en automate, sur le chemin de l'habitude, elle se rend dans les bois. Son souffle en nuage, les mains bien au fond des poches en mouton retourné, les pieds sous deux épaisseurs de chaussette. Il fait froid. Son esprit est encore engourdi, comme son corps qui fonctionne au ralenti.
Et puis soudain, au coin de l'œil, un scintillement insolite. Elle s'arrête, se retourne d'un bloc pour ne pas désolidariser ses bras plaqués contre son torse, à la recherche de la moindre économie d'énergie, et fait face à un arbuste, qui a poussé l'air de rien au bord du chemin.
Son angle de vue a changé, plus rien ne scintille, mais l'insolite demeure : il porte des bourgeons ! Elle a beau avoir assisté à des choses bien plus étranges, curieusement, elle n'y croit pas. Elle s'approche, c'est vrai qu'ils sont cureusement placés, ces "bourgeons". Elle commence à tourner autour de l'arbuste, l'esprit et le corps moins crispés, réchauffée qu'elle est de l'intérieur par cette rencontre inattendue, ce mystère hivernal.
Lorsque le soleil repointe le bout de son nez, l'arbre s'illumine de tous ses "bourgeons", et son esprit s'éclaire. Des gouttes ! Ce sont des gouttes d'eau, figées par le gel en minuscules perles suspendues aux branches... Saisie par ce spectacle, elle en oublie le froid, et sortant une main de sa poche, tend un doigt timide vers la parure cristalline. A peine a-t-elle effleuré une des gouttes glacées que dans son cœur l'arbre fait éclore la promesse du printemps à venir que son esprit avait planté par la vision première des bourgeons, germe d'espoir qui fait vibrer les deux êtres à l'unisson. Chaleur contenue, échangée, la goutte réchauffée glisse le long du doigt, telle une larme de joie...
Et puis soudain, au coin de l'œil, un scintillement insolite. Elle s'arrête, se retourne d'un bloc pour ne pas désolidariser ses bras plaqués contre son torse, à la recherche de la moindre économie d'énergie, et fait face à un arbuste, qui a poussé l'air de rien au bord du chemin.
Son angle de vue a changé, plus rien ne scintille, mais l'insolite demeure : il porte des bourgeons ! Elle a beau avoir assisté à des choses bien plus étranges, curieusement, elle n'y croit pas. Elle s'approche, c'est vrai qu'ils sont cureusement placés, ces "bourgeons". Elle commence à tourner autour de l'arbuste, l'esprit et le corps moins crispés, réchauffée qu'elle est de l'intérieur par cette rencontre inattendue, ce mystère hivernal.
Lorsque le soleil repointe le bout de son nez, l'arbre s'illumine de tous ses "bourgeons", et son esprit s'éclaire. Des gouttes ! Ce sont des gouttes d'eau, figées par le gel en minuscules perles suspendues aux branches... Saisie par ce spectacle, elle en oublie le froid, et sortant une main de sa poche, tend un doigt timide vers la parure cristalline. A peine a-t-elle effleuré une des gouttes glacées que dans son cœur l'arbre fait éclore la promesse du printemps à venir que son esprit avait planté par la vision première des bourgeons, germe d'espoir qui fait vibrer les deux êtres à l'unisson. Chaleur contenue, échangée, la goutte réchauffée glisse le long du doigt, telle une larme de joie...
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