La Civilisation celtique, de Guyonvarc'h et Le Roux
Je viens de finir un ouvrage qui intéressera ceux qui souhaitent s'initier à la matière celtique. C'est une excellente introduction, par deux spécialistes reconnus.

Les auteurs travaillent depuis longtemps ensemble. Françoise Le Roux est spécialiste de l'histoire des religions et Christian-J. Guyonvarc'h professeur honoraire de celtique de l'université de Rennes 2.
L'ouvrage date de 1990 et est paru aux éditions Ouest-France.
Voici ce qu'en dit la quatrième de couverture :
"À l'intention d'un public que l'on a le plus souvent insuffisamment informé ou, le plus souvent encore, mal informé, les auteurs ont rédigé, sous une forme simple et condensée, un solide manuel d'initiation à la connaissance des Celtes.
On a en effet tant écrit sur les Celtes que la question se pose : hordes incapables de toute création, barbares grossiers que Rome a heureusement convertis, par le glaive d'abord, par la persuasion ensuite, à la "civilisation" ? Ou bien une aristocratie militaire brillante, conduite par des chefs spirituels, les druides, détenteurs de la plus haute initiation, et que Rome a délibérément détruite ?
Les Celtes apparaissent enfin ici pour ce qu'ils sont réellement, de l'Antiquité au Moyen Âge : non pas des barbares ou des primitifs, mais des peuples différents, ayant sur la religion, la société, l'Etat, des conceptions traditionnelles, inconciliables avec celles de la Rome antique sur lesquelles s'est fondée l'Europe médiévale et moderne. Mieux encore : ce sont les Celtes d'Irlande qui, profondément et sincèrement christianisés, ont sauvé la culture classique du néant des temps mérovingiens."
Le premier chapitre s'intéresse à la définition de ce que l'on entend par peuples celtiques, fondée sur la langue et non sur une communauté politique ; sur l'aire d'extension géographique et les mouvements migratoires de ces peuples ; sur les différentes disciplines, méthodes, documents et sources d'étude, et les difficultés inhérentes à l'étude de la matière celtique, notamment l'oralité de la tradition.
Le deuxième chapitre présente l'organisation du monde celtique : la société et la notion d'Etat ; la langue et la littérature ; enfin les causes et les modalités de la fin du monde celtique face à Rome.
Le troisième chapitre constitue une introduction au monde spirituel des Celtes : tradition et religion ; dieux et mythologie ; classe sacerdotale ; conceptions religieuses et culte ; également les illusions et les faux pas de la recherche moderne.
Le quatrième et dernier chapitre évoque la christianisation des pays celtique et la fin de la tradition.
L'ensemble, complété par de nombreuses annexes et une bibliographie critique, représente une excellente base pour qui s'intéresse aux Celtes, notamment par les mises au point qu'il fait sur les nombreuses difficultés spécifiques à l'étude de ces peuples et qui permettent d'aborder d'autres ouvrages ou articles avec un regard critique et avisé.
L'ouvrage laisse un peu sur sa faim dans le sens où il n'approfondit aucun des sujets qu'il aborde, mais ce n'est pas son objectif. Il est conçu pour introduire, et il le fait bien.
Les mêmes auteurs ont d'ailleurs rédigés des ouvrages qui en sont le prolongement naturel, notamment La Société celtique, Les Fêtes celtiques et Les Druides, dont je vous ferai la présentation au fur et à mesure de ma lecture...

Les auteurs travaillent depuis longtemps ensemble. Françoise Le Roux est spécialiste de l'histoire des religions et Christian-J. Guyonvarc'h professeur honoraire de celtique de l'université de Rennes 2.
L'ouvrage date de 1990 et est paru aux éditions Ouest-France.
Voici ce qu'en dit la quatrième de couverture :
"À l'intention d'un public que l'on a le plus souvent insuffisamment informé ou, le plus souvent encore, mal informé, les auteurs ont rédigé, sous une forme simple et condensée, un solide manuel d'initiation à la connaissance des Celtes.
On a en effet tant écrit sur les Celtes que la question se pose : hordes incapables de toute création, barbares grossiers que Rome a heureusement convertis, par le glaive d'abord, par la persuasion ensuite, à la "civilisation" ? Ou bien une aristocratie militaire brillante, conduite par des chefs spirituels, les druides, détenteurs de la plus haute initiation, et que Rome a délibérément détruite ?
Les Celtes apparaissent enfin ici pour ce qu'ils sont réellement, de l'Antiquité au Moyen Âge : non pas des barbares ou des primitifs, mais des peuples différents, ayant sur la religion, la société, l'Etat, des conceptions traditionnelles, inconciliables avec celles de la Rome antique sur lesquelles s'est fondée l'Europe médiévale et moderne. Mieux encore : ce sont les Celtes d'Irlande qui, profondément et sincèrement christianisés, ont sauvé la culture classique du néant des temps mérovingiens."
Le premier chapitre s'intéresse à la définition de ce que l'on entend par peuples celtiques, fondée sur la langue et non sur une communauté politique ; sur l'aire d'extension géographique et les mouvements migratoires de ces peuples ; sur les différentes disciplines, méthodes, documents et sources d'étude, et les difficultés inhérentes à l'étude de la matière celtique, notamment l'oralité de la tradition.
Le deuxième chapitre présente l'organisation du monde celtique : la société et la notion d'Etat ; la langue et la littérature ; enfin les causes et les modalités de la fin du monde celtique face à Rome.
Le troisième chapitre constitue une introduction au monde spirituel des Celtes : tradition et religion ; dieux et mythologie ; classe sacerdotale ; conceptions religieuses et culte ; également les illusions et les faux pas de la recherche moderne.
Le quatrième et dernier chapitre évoque la christianisation des pays celtique et la fin de la tradition.
L'ensemble, complété par de nombreuses annexes et une bibliographie critique, représente une excellente base pour qui s'intéresse aux Celtes, notamment par les mises au point qu'il fait sur les nombreuses difficultés spécifiques à l'étude de ces peuples et qui permettent d'aborder d'autres ouvrages ou articles avec un regard critique et avisé.
L'ouvrage laisse un peu sur sa faim dans le sens où il n'approfondit aucun des sujets qu'il aborde, mais ce n'est pas son objectif. Il est conçu pour introduire, et il le fait bien.
Les mêmes auteurs ont d'ailleurs rédigés des ouvrages qui en sont le prolongement naturel, notamment La Société celtique, Les Fêtes celtiques et Les Druides, dont je vous ferai la présentation au fur et à mesure de ma lecture...
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