Maintenance
Mon énergie de la journée commence à s'épuiser, mes yeux piquent, mais je viens quand même, fidèle au poste, livrer quelques phrases à mon clavier vorace. Il faudrait pas qu'il meure de faim, ce petit, tout de même.
J'ai passé ma journée à faire de la maintenance. D'abord pour un client qui avait oublié deux pages dans le chemin de fer de sa brochure, puis pour une amie très chère qui avait un problème d'affichage ici même, dans over-blog. C'est incroyable la satisfaction que l'on peut retirer de la résolution de problèmes simples du quotidien ! Sans doute pour mieux oublier les vraies questions essentielles qui demeurent en bruit de fond.
Et j'ai reçu une mission maternelle qui de la rue Delambre devrait me reconnecter à mes origines, via la gare Montparnasse. Un beau cadeau en vérité ! Avec peut-être la promesse d'une bonne bière et d'un air de harpe au passage. Que demande le peuple !
Bref, je n'ai pas perdu ma journée, ou plus exactement, je l'ai perdue, oui, minutes enfuies et heures consummées, mais il m'en reste un reliquat plus qu'honorable, et je vais rejoindre mon lit sereine.
Ah, j'oubliais : j'ai eu mon père au téléphone, et ça, ce sont des minutes précieuses, simples mais lumineuses, d'autant plus que maintenant, je ne les brûle pas avec fébrilité dans la peur de leur achèvement inéluctable, mais les savoure au fur et à mesure dans la pleine conscience du présent que me fait le moment présent.
Claire lumière du cur qui illumine l'instant de la rencontre avec l'autre, voilà le bien le plus précieux à préserver, le seul qui ait une véritable valeur.
Bien à vous, honorable lecteur.